2017
PAGE 17
50×70
Portrait d’un passionné de comics et de politique internationale.
L’œuvre se lit selon deux approches : la lecture littérale, dans l’esprit d’une planche de bande dessinée, et la lecture symbolique, fondée sur la sémiotique de l’image.
Lecture littérale
Le tableau se présente comme une page de comics. Dans les trois premières vignettes, les personnages principaux profitent d’un moment de légèreté. Puis surgit le « vilain » : Kim Jong Un. D’abord masqué, il révèle peu à peu ses ambitions démesurées.
Face à cette menace, Batman décide de solliciter l’appui du pouvoir politique, incarné par John Fitzgerald Kennedy. Celui-ci convoque alors un sommet international, à la fois figuré et symbolique, réunissant plusieurs dirigeants du monde. Ensemble, ils conçoivent une stratégie d’intervention, bientôt appuyée par les super-héros.
Mais la situation se renverse : Kim Jong Un se détruit accidentellement, rendant inutile tout plan d’attaque. Le pouvoir en place, représenté par Barack Obama, tire malgré tout avantage de la situation.
Lecture sémiotique
La composition s’organise en strates symboliques.
La partie supérieure exprime les aspirations du sujet, orientées d’abord vers le désir charnel, puis vers l’amour.
Les bulles centrales, représentant le réel, traduisent une volonté de maîtrise et de contrôle. Le sujet y apparaît comme un stratège cherchant à anticiper et dominer chaque situation.
En profondeur, l’inconscient laisse entrevoir une autre vérité : celle d’un doute persistant. Malgré les réussites apparentes, le sujet perçoit qu’il ne détient pas toutes les clés, révélant ainsi une peur du lâcher-prise.