2025
L’Âme
60×80
Troisième portrait du sujet – l’équilibre retrouvé.
Après un premier autoportrait aux tons sépia, empreint de nostalgie, ce tableau adopte le bleu, couleur de l’âme. Le sujet s’est trouvé et se présente désormais au monde.
Dans la partie inférieure, un plan architectural rappelle celui du premier portrait. Cette fois, il est coloré et foisonne de vie. Il évoque un édifice religieux, impression renforcée par la présence de trois figures qui peuvent symboliser le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Le triangle formé par ces figures renvoie aussi à l’unité parfaite du schéma thèse–antithèse–synthèse. Cette forme triangulaire se retrouve ailleurs dans le tableau, notamment dans la disposition des trois oiseaux bleus centraux et dans les bras tendus des personnages, symboles d’un équilibre atteint.
À gauche de l’édifice, une figure âgée fait face à un enfant situé à droite, suggérant un rajeunissement de l’âme. Le sujet, longtemps mûr avant l’heure, retrouve ici une insouciance jusque-là inaccessible.
Cette fraîcheur se prolonge dans la partie inférieure, pleine d’humour et de fantaisie : personnages cabotins, crapaud prêt à devenir prince et bête secourue par la belle. Le ton général est celui de l’amour et de la métamorphose.
Au centre, le sujet s’affronte lui-même, tuant son démon intérieur. Ce combat symbolise le dilemme sentimental représenté dans la partie supérieure : faut-il renoncer à sa liberté pour vivre à deux, ou est-il possible de concilier les deux ?