2016
Péplum
40×60
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Le duel des âmes.
Un affrontement intérieur entre idéal maternel et héritage paternel.
Le tableau illustre la dualité du Yin et du Yang, une opposition de forces concentrée autour d’un centurion en position défensive.
Autour de lui, deux figures féminines s’affrontent : la mère, belle et idéalisée, trône dans la partie claire, symbole de pureté et d’aspiration. En face, une femme sombre prend racine dans l’inconscient du sujet, comme si aucune autre figure féminine ne pouvait égaler l’éternel modèle maternel.
Cette image de la mère émerge d’un visage tourmenté, représentation de l’inconscient souffrant sous le poids de l’idéalisation. De cette douleur naissent des harpies qui s’attaquent aux fondements mêmes du centurion. Malgré cela, il reste debout, tendu, incapable de relâcher sa garde. Cette tension permanente traduit la lutte intérieure du sujet, partagé entre fascination et crainte du féminin — force à la fois tentatrice et destructrice.
Le centurion, toutefois, ne vise pas les femmes mais la figure paternelle qui lui fait face : l’épreuve symbolique du « meurtre du père » pour s’approprier l’image de la mère.
La partie droite du tableau, représentant le futur, se teinte de sombre : peu d’espoir s’en dégage, marquant un moment de désenchantement pour le sujet.
Le réel semble absent de l’œuvre, dominée par l’affrontement entre inconscient et aspiration. Le bouclier du centurion, orné de Castor et Pollux, renforce cette idée : condamnés à vivre un jour en enfer et un jour dans l’Olympe, ils incarnent l’alternance constante entre lumière et obscurité, sans repos possible pour l’esprit.