2016
Call him James
33×70
La moitié supérieure du tableau est consacrée aux rêves et aspirations du sujet, signe d’une tendance à vivre davantage dans l’imaginaire et les désirs que dans la réalité concrète. Ces songes sont nourris de voyages, de figures féminines, d’explorations et de sensualité.
La partie inférieure révèle une bête tapie dans l’ombre, symbole à la fois des cauchemars et des parts sombres du sujet.
Au centre de l’œuvre, un paysage ensoleillé évoque une certaine insouciance quotidienne. Les arbres, par leur feuillage dense, figurent la protection, notamment familiale. Pourtant, un volcan à l’horizon suggère que tout n’est pas aussi paisible qu’il n’y paraît.
Dans la continuité du volcan, un arbre brisé marque une rupture brutale, un événement qui bouleverse le quotidien. Le décor ouvert cède alors la place à une scène intérieure, intime, à demi dissimulée derrière un voile. Un livre ouvert et une figure féminine s’y installent, à la frontière du rêve et du réel : c’est le passage vers une vie commune. Les femmes idéalisées des songes trouvent ici leur ancrage dans la réalité.
L’inconscient du sujet, désormais moins obscur, s’enrichit de formes nouvelles : celles de la créativité qui lui permet de sublimer ses anciens démons.