2015
La Maison intérieure
30×30
Ce tableau inaugure le concept des « portraits de vie ».
Les rouages représentent la forte cérébralité du sujet, qui s’est construit intellectuellement par lui-même. L’absence de couleurs dans le passé traduit une enfance austère, renforcée par l’absence de figures humaines, soulignant une solitude marquée.
Les rouages encadrent des encorbellements de pierre ouvragés, symboles du haut niveau de culture atteint.
La partie inférieure en couleur correspond à la façade sociale du sujet : une image policée, trop rigide et trop parfaite pour refléter sa véritable personnalité. Les lignes strictes expriment les contraintes qu’il s’impose et qui le limitent.
Au-dessus s’élève une tour brute et abîmée, métaphore de son âme blessée. Elle mène le regard vers une forteresse qui sort du cadre, illustrant une mission sans fin : se cultiver pour « meubler sa maison intérieure ».
Après ces tours, la lumière change. Les couleurs deviennent plus chaudes et éclairent la pierre, contrastant avec l’austérité initiale. La dominante sépia conserve néanmoins une tonalité nostalgique.
Un même arbre à deux branches traverse les saisons, tour à tour feuillu ou dépouillé, marquant le passage du temps. Ses deux branches figurent l’union de deux âmes. Elles mènent vers des aspirations nouvelles : un phare dans la nuit et un château au loin, symbolisant la rencontre d’âmes vivantes et la fin d’une longue solitude.